Adrien Genoudet est docteur en études cinématographiques, en art et en histoire visuelle. Il a soutenu, en 2018, une thèse intitulée « L’effervescence des images. Les Archives de la Planète d’Albert Kahn », sous la direction de Christian Delage. ATER au Collège de France, il est attaché à la chaire du Pr Patrick Boucheron depuis septembre 2016.
Il reçoit, en 2017, le premier prix de la Fondation Hugot du Collège de France pour ses travaux.
Il est titulaire d’un master II Recherche en histoire et anthropologie des sociétés médiévales et modernes à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne obtenu en 2012.
Il enseigne le cinéma, l’histoire et les arts visuels à Sciences Po Paris depuis 2012 et à l’École européenne supérieure de l’image (ÉESI). Il a également enseigné à l’EHESS entre 2013 et 2014.
Depuis 2013, il est associé à l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP) au CNRS, chercheur associé au musée Albert-Kahn et membre du GRENA (Groupe de Recherche sur le Neuvième Art) à l’université Paris-IV Sorbonne.
En 2014, il crée le séminaire et cycle de rencontres « Les écritures visuelles de l’histoire dans la bande dessinée ». Un séminaire qu'il dirige avec Vincent Marie et Pierre-Laurent Daurès, et qui est accueilli par les Archives nationales de Paris, la Bibliothèque nationale de France (BnF) et la Cité internationale de la bande dessinée d’Angoulême.
Ses recherches portent principalement sur l’écriture de l’histoire par l’image et les écritures visuelles du temps historique. Il croise notamment des corpus issus des arts visuels, et plus précisément du cinéma, des arts graphiques et de la bande dessinée. Il a publié un premier essai en septembre 2015, Dessiner l’histoire. Pour une histoire visuelle, préfacé par Pascal Ory. En février 2017, au Collège de France et à la BnF, il a dirigé un colloque international intitulé « Visions de l’histoire : les écritures visuelles du temps ».
Il a été rédacteur sur le site de média et de recherche Culture Visuelle et chercheur associé au Lhivic (Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine) à l’École des hautes études en sciences sociales. Il est membre fondateur de la plateforme Euchronie (FRAMESPA, PLH-Érasme).
En 2016, aux côtés de Patrick Boucheron, il crée la revue numérique Entre-Temps, qu'il codirige également avec le professeur. Elle a été inaugurée aux Rendez-vous de l’histoire de Blois, en octobre 2018. Il en est aujourd’hui le rédacteur en chef.
Adrien Genoudet est également cinéaste et écrivain. Il a publié, en 2017, un premier roman L’Étreinte, et a réalisé plusieurs courts et longs métrages présentés dans des festivals et centres d’art. Il a mis en scène le texte de L’Étreinte en 2017 et 2018 au Théâtre National de Bretagne et au Centre Pompidou. En février 2018, il a présenté une installation de films, créée à partir des Archives de la Planète d’Albert Kahn au Centre Pompidou dans le cadre du festival Hors-Pistes.
Le dessin est un champ fructueux et aujourd’hui inexploré. Dessiner l’Histoire, c’est se demander ce que cela implique de traduire le passé, qui par définition est évanoui, par le biais du dessin. Si quelque chose, au-delà du style graphique des auteurs rassemble les bandes dessinées «historiques» c’est bien qu’elles redonnent à voir, qu’elles remettent en scène le passé par le biais de l’image et plus précisément du dessin. Là où une bande dessinée « historique » pourrait se définir c’est bien là où – qu’elle soit « sérieuse » ou humoristique – le dessinateur invoque tout un espace d’imagination, de considérations, de connaissances et d’influences qui viennent s’incarner au sein de sa production, de son tracé. Que ce soit Astérix, Fritz Haber ou les bandes dessinées de Séra, ces œuvres transcrivent et traduisent, par le dessin, une certaine forme du passé historique. Dessiner l’Histoire interroge cette culture du passé au cœur de notre époque. Si le passé est une image, comment peut-on comprendre et répandre une nouvelle pensée de l’écriture visuelle de l’histoire ?